Pourquoi relever le défi 100 jours pour une alimentation consciente ?

Je suis dans ma 6e semaine du défi 100 jours pour une alimentation consciente avec mon cahier d’exercices rédigé par Lilou Macé et son papa Jym. Mais qu’est-ce que ce défi ? C’est quoi l’alimentation consciente ? Qu’est-que ça m’apporte ?

 

J’ai été contacté en juillet par l’agence de presse chargée de la promotion du Défi des 100 jours, cahier d’exercices pour une alimentation consciente. C’était un heureux hasard, car c’était (et c’est toujours d’ailleurs) un sujet qu’un ami abordait souvent avec moi. Je me disais que je devrais m’y essayer, que je devrais manger moins vite, être plus attentive à ce que je fais de façon générale… Bref, je n’ai pas hésité bien longtemps avant d’accepter de recevoir l’ouvrage.

Petit retour sur mon expérience après 6 semaines d’essai.

 

Qu’est-ce que le défi des 100 jours ?

Le défi des 100 jours est un programme de Lilou Macé. Elle l’a décliné en différent cahier d’exercices et coaching vidéos sur divers thèmes comme Développer son intuition ou Vivre la magie au quotidien. Le but est de transformer sa vie en 100 jours.

Le cahier dédié à l’alimentation consciente propose de réinventer son rapport à la nourriture, de créer de nouveaux rituels alimentaires (ces petits gestes presque inconscients qui vont de la façon de disposer les aliments dans l’assiette à la façon de les manger), de changer notre quotidien… mais aussi d’être bienveillant envers soi. Il va ainsi bien au-delà de l’alimentation. Lilou et Jym nous invitent à adopter la pleine conscience au quotidien et à nous réconcilier avec nous-mêmes.

Quels sont les défis ? Est-ce que c’est dur ?

Les défis sont variés et complétés par des témoignages, des études scientifiques, des interviews réalisées par Lilou. Il s’agit aussi bien de désencombrer sa cuisine que manger avec les mains ou les yeux bandés, de réfléchir à de nouveaux rituels alimentaires, de faire des visualisations, une journée détox avec des jus…

La difficulté dépend de chacun. Si on s’intéresse déjà au développement personnel et au bien-être, beaucoup de choses entrent en résonances et on est déjà familier avec certaines notions. Cela dépend aussi de l’emploi du temps de chacun et de sa vie de famille éventuellement.

S’interroger sur ses rituels alimentaires

J’ai parfois été un peu bloquée sur des réflexions, car j’avais l’impression que ça ne me concernait pas. Par exemple, j’ai beaucoup bloqué sur l’identification des mes rituels alimentaires. Les exemples étaient centrés sur le comptage de calorie ou la façon de servir des portions déterminées dans l’assiette. Même si j’ai toujours eu un rapport compliqué avec mon poids, je n’ai jamais compté les calories ou les portions. Du moins, pas sur de longues périodes. Je prépare mes repas sans faire attention aux portions à moins de suivre une recette. Je remplis mon assiette sans faire attention au nombre de cuillères à soupe (mais c’est peut-être déjà un rituel ça). C’est au bout de plusieurs jours que j’ai identifié des petites manies. Cependant, j’ai jugé inutile de les faire disparaître. Je pense qu’elles ne créent aucun conflit avec mon alimentation, ma façon de la savourer, etc.

Ce qui a été plus intéressant a été de réfléchir à la création d’un nouveau rituel alimentaire. Chaque soir, nous partageons trois choses positives dans notre journée avant de dîner. Parfois, nous oublions, avouons. Mais je trouve que c’est une belle façon d’être de bonne humeur même quand toute la journée ne s’est pas déroulée comme prévu. C’était un exercice que je pratiquais seule le soir avant d’aller dormir et que je ne partageais pas. Je trouve que c’est finalement bien d’en parler ensemble.

En résumé, ce n’est pas grave de ne pas réussir un défi, on peut toujours y revenir plus tard ! 100 jours, ça laisse le temps de découvrir plein de choses et de garder ce qui est important pour nous, pour créer sa propre « méthode » à la fin.

Comment intégrer ce défi à son planning ?

Un temps pour soi matin et soir

Chaque matin, on ouvre son cahier (bon, des fois je ne prends pas le temps et c’est comme ça que je me retrouve en difficulté pour accomplir le défi), on lit, on note ces intentions du jour, on essaie d’écouter son corps, de prendre un moment pour soi. C’est une habitude que certain. e. s ont le matin, c’est une habitude qui peut venir à force de pratiquer le défi. Le soir, on fait le point sur la journée et on note les choses ou les personnes qui suscitent notre gratitude.

En plein déménagement, j’ai attendu d’être installée pour le tester. J’ai également interrompu une semaine le défi pendant mes vacances fin septembre, car le cahier était trop lourd pour rejoindre la valise.

 

Et si on rate des jours ?

Si au début sauter une journée ou un week-end me culpabilisait beaucoup, les partages sur le groupe Facebook du défi m’ont aidé à relativiser. Certaines personnes le recommencent après l’avoir arrêté en cours de route, ou après l’avoir fini, reviennent sur des exercices, bloquent également sur certains défis et demandent de l’aide au groupe…

Au final, si certaines choses ne me parlent pas du tout ou ne sont pas adaptées au jour en question pour X ou Y raison (c’est quasi inévitable sur 100 jours), je sais que je pourrais revenir sur ces pages plus tard. C’est un cahier que l’on peut ouvrir, rouvrir, à l’envie.  Les défis sont faits pour être poursuivis sur plusieurs jours s’ils nous ont plu, aidés… J’avoue que j’ai pas mal de week-ends à rattraper. En effet, certains défis demandaient d’être chez soi ce qui honnêtement est rarement le cas ces derniers temps. Mais c’est aussi intéressant de constater les excuses qu’on se trouve pour procrastiner…

Ce que le défi m’a apporté jusqu’à présent

J’ai encore beaucoup de progrès à faire, surtout sur la régularité depuis mon voyage fin septembre. J’ai tout de même appris beaucoup de choses et je repense souvent à cela au cours de la journée. Prendre le temps de mâcher, de regarder, sentir la nourriture. Cela m’a appris à rester seule le midi, à apprécier ma propre compagnie et non plus à « angoisser » à l’idée d’être seule avec moi-même sans vidéo, sans téléphone, sans livre…

Je mettais parfois de la musique en cuisinant, maintenant je le fais systématiquement. Je chante, je m’amuse, je profite aussi de ce moment.

J’ai mis en place un menu de la semaine pour gérer au mieux les courses. C’est aussi pratique pour ne plus me poser la question « qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ». J’avais peur de trouver ça contraignant. Finalement, je vois ça plus comme une ligne directrice de laquelle on peut dévier pour un imprévu ou une envie soudaine de manger des makis ou du houmous alors que ce n’est pas au menu.

Et la suite ?

Je compte bien continuer le défi pour découvrir les nombreux challenges à venir. C’est l’occasion de m’interroger toujours plus sur mes pratiques quotidiennes. Je me projette toujours beaucoup et cela me crée du stress qui n’a pas lieu d’être. Le défi des 100 jours sur l’alimentation consciente me fait réfléchir bien au-delà de l’alimentation. Je trouve qu’il est vraiment bien fait avec les cases à remplir, les liens pour aller plus loin, les exemples… Il faut juste un peu de motivation et se dire que l’on peut toujours revenir dessus. Le défi se fait dans la bonne humeur, pas dans la contrainte.

Et vous, vous intéressez-vous à l’alimentation consciente? Connaissiez vous le défi des 100 jours?

Gwen: Journaliste le jour, autrice la nuit (Vivre végane aux ed. Livre de Poche, Un Grand Noël vegan aux ed. La Plage). Végane depuis trois ans, militante antispéciste et abolitionniste. "Utilise ta tête pour vivre avec compassion", Yogi Tea Mantra
Article lié

Ce site utilise des cookies.