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Envie d’apprendre à cuisinier sainement et 100 % végétal ? Pas facile de trouver un cours… et surtout des places disponibles ! C’est pourquoi Melle Pigut a décidé de créer La parenthèse végétale à Paris.

Melle Pigut propose des cours de cuisine depuis déjà 3 ans à Rennes et Paris, mais la demande ne cesse de croître et les ateliers sont pris d’assaut très rapidement. J’avais moi-même envie de participer à une de ses journées, mais les dates tombaient rarement en adéquation avec mon emploi du temps. Désormais, il me sera possible d’y aller car de nouveaux cours, plus nombreux, vont voir le jour avec la création de La parenthèse végétale, un espace dédié aux ateliers de Melle Pigut à Paris. Avant toute, chose, il faut encore quelques financement pour accueillir les apprentis cuisiniers.

 

Rencontre avec une blogueuse et une passionnée qui partage sans compter.

Melle Pigut

Depuis combien de temps es-tu végétalienne ?

Melle Pigut: J’étais végétarienne depuis l’âge de treize ans. Mon père était végétarien, il était en bonne santé, alors je ne me suis jamais posée la question : est-ce que c’est dangereux pour moi ? A l’époque, nous étions très peu nombreux. Je n’ai pas rencontré un autre végétarien avant mes 25 ans ! Internet m’a permis de m’informer et d’aller plus loin dans ma démarche antispéciste. J’ai compris ce qu’il y avait derrière le lait et les œufs. Je suis donc devenue végane à 25 ans, il y a sept ans. J’ai décidé de créer mon blog à ce moment là.

Pourquoi avoir créé ce blog ? Aimais-tu particulièrement cuisiner depuis longtemps ?

M.P. : Le blog a été le moyen d’exprimer ma créativité et de créer un réseau. Je pouvais m’exprimer et appartenir à une communauté sans avoir besoin de justifier mes choix de vie. Cela a été un grand changement pour moi. J’ai pris beaucoup de plaisir à écrire dans le blog. J’adore expérimenter et créer, mais je n’ai pas grandi dans une famille où on cuisinait beaucoup. J’ai pas mal voyagé et c’est là que j’ai pris le goût d’une alimentation différente, le goût de manger. En devenant végane, j’ai découvert de nouveaux ingrédients et que l’on pouvait faire à partir de rien des plats incroyables ! Au départ, je n’étais pas au top, mais depuis j’ai emmagasiné de nombreux savoir-faire que je veux partager.

plats véganes

C’est pour cela que tu t’es ensuite lancé dans les cours de cuisine ?

M.P. : J’ai donné un cours gratuitement pour une association qui me l’avait demandé. J’ai organisé comme j’ai pu, mais je me suis sentie tout de suite à ma place. J’avais vraiment l’impression d’être utile. Je crois que j’avais besoin d’être plus dans le réel. Je n’avais pas de job intéressant, alors je me suis posée la question de continuer. J’ai commencé il y a 3 ans à Rennes, où j’habite, puis à Paris. J’ai eu plein de gens curieux et intéressés. Mais, c’est très difficile de trouver des locations de cuisine. Je me suis dit : soit j’arrête, soit je me bats pour ça. C’est là qu’est née l’idée de La parenthèse végétale, le nouveau point de repère des amoureux de cuisine bio, végétale et créative.

Comment as-tu trouvé le lieu idéal pour ton projet ?

M.P. : Au départ, je n’ai parlé à personne du projet. J’ai cherché en cachette. Et puis je suis tombée sur LE local. Ce n’est pas un château, mais c’est ce que j’attendais. J’ai dû préparer un dossier pour le loueur, je n’avais aucun garant… Et j’ai été choisi parce qu’il croit en mon projet ! Il y a beaucoup de travaux à faire, il faut imaginer l’espace, créer une cuisine, faire un crowdfunding… Un travail énorme auquel je n’étais pas préparée ! C’est une nouvelle aventure épuisante mais extrêmement passionnante. La campagne ulule de La parenthèse végétale m’aidera à financer l’aménagement et c’est aussi le moyen de faire connaître ce lieu. Je travaille beaucoup toute seule et je n’aime pas demander de l’aide, mais ce projet est trop grand pour moi toute seule et surtout j’ai envie de le partager. C’est une initiative unique France. Il faut qu’elle existe ! J’ai besoin d’un maximum d’aide et soutien, au moins en parler de soi c’est déjà un coup de pouce !

parenthese vege

Comment vont se dérouler les cours à La parenthèse végétale, à quelle fréquence ?

M.P. : J’habiterais toujours à Rennes pour travailler sur mes livres, la préparation des cours et une partie du moi à Paris. Les week-end seront consacrés aux cours et la semaine je testerais un peu d’autres formes comme des ateliers parents-enfants, par exemple. J’imagine aussi inviter des personnes pour discuter autour de gâteaux. Ce sera un gros laboratoire d’idées ! Les ateliers sont pour 10 personnes. Nous faisons connaissance autour d’un thé, c’est le moment de savoir ce que les gens viennent chercher à l’atelier. Ensuite, on attaque la cuisine. J’explique, montre puis laisse les personnes responsables de telle ou telle chose, mais nous restons toujours en groupe. Chaque geste est accompagné. Et on finit par la vaisselle avant de déguster, donner son avis et partager. Chaque atelier est pensé comme un repas. Comme je suis très perfectionniste et hyper pédagogique, je fais en sorte que les personnes repartent avec plein d’infos, de techniques, tout en mettant du fun, pour que les gens puissent appliquer directement chez eux ensuite.

houmous melle pigut

Penses-tu que le véganisme intéresse de plus en plus ?

M.P. : En tant que végane, avc 20 ans de végétarisme, je le vois bien. C’est normal que la demande à mes cours évoluent car je commence à me faire connaître, mais il y a un vrai boum cette année. Les gens n’ont plus peur et n’ont plus besoin d’être à fond sur le véganisme pour le connaître. Les termes sont de plus en plus courants alors qu’avant le vocabulaire était peu connu.

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