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Un.e végane en couple avec un.e carniste, est-ce possible ? Comment l’amour survit-il à un désaccord éthique aussi profond ?

Je vous partage mon expérience.

4 bonnes raisons d’être avec un.e carniste, l’infographie

Je me suis mariée fin mai 2017. Je vous prépare un article sur la préparation d’un mariage végane et écolo (autant que j’ai pu) bientôt.

J’ai rencontré mon mari il y a onze ans. Je n’étais pas du tout végane à l’époque ni même végétarienne. Je ne m’intéressais pas au sujet, même si j’avais une sensibilité pour la protection animale. Nous étions jeunes et peu de gens auraient pariés que nous resterions ensemble. Et pourtant, malgré les embûches, nous sommes restés soudés.

Le véganisme a été une des embûches, mais avec le recul, je sais que ce n’est pas la plus grosse tempête que nous avons traversé. Ce n’était même pas une tempête finalement.

Quand je suis devenue végé

Je suis devenue végétarienne tous les jours fin août 2014. Je précise tous les jours, car j’avais depuis plusieurs mois entamé la transition en ne consommant des produits animaux qu’aux repas de famille. C’est mon chéri qui m’a encouragé. Il me voyait me morfondre devant mon assiette quand il y avait un animal dedans. Il m’a dit : « Si ce n’est plus possible pour toi, arrête. Tu ne vas pas pouvoir continuer comme ça ». Pourtant, le pauvre avait subi une conversation à charge la veille avec notre ami végétarien et moi-même qui me rangeait de son côté.

Il ne s’attendait peut-être pas à ce que je devienne végane à ce moment-là. C’est arrivé très vite à la maison.

Les repas : chacun son assiette ou solidaire ?

Comme je cuisinais souvent et que j’ai commencé à vraiment aimé ça en devenant végé, il a été convenu que les repas seraient les mêmes pour nous deux. Je ne voulais pas cuisiner de produits animaux et il le comprenait. Il avait encore du lait et du fromage pour lui dans le frigo. Il mangeait de la viande au resto et dans la famille.

Les débats inévitables

Je vous avoue que nous avons eu des débats houleux. Toujours les mêmes. Il était d’accord avec moi sur le principe, mais il se sentait agressé. C’est une réaction de carniste classique (déjà, ce mot est considéré comme une insulte alors que je ne l’emploie pas du tout avec ce sens). Le seul fait d’être en face d’un végane enclenche une réaction en chaîne pour défendre son assiette alors que nous n’avons pas ouvert la bouche (sauf pour avaler un délicieux falafel ou une portion de guacamole). Et ça, j’avoue que ça m’énerve un tout petit peu.

J’ai toujours été bienveillante avec lui (et les autres aussi, il me semble) et je lui ai toujours dit de faire ses choix en accord avec lui-même. Et personne d’autre, pas même moi. Je n’ai jamais mis mon veto sur ses achats de produits animaux non plus. Forcer une personne ne mène à rien. Je suis la première à détester qu’on me dise ce que je dois faire.

J’évite autant que possible le débat à table : ce n’est vraiment pas le moment de dire à papi que son morceau de bœuf était un animal qui avait des sentiments, que sa production est une catastrophe écologique en plus de ne pas être rentable économiquement et pas optimal pour sa santé. Mais il y a TOUJOURS quelqu’un pour le faire à ma place. Je me sentais très seule dans ces moments.

Changer de vie et changer de copain ?

Quand, parfois, je pleurais (plus parce qu’on se disputait que parce que nous ne partagions pas la même vision, je crois), je me demandais si ça marcherait entre nous. Mais, j’ai la chance d’avoir un compagnon (et aujourd’hui mari) très ouvert d’esprit, compréhensif et capable de se remettre en question.

Nous avons beaucoup partagé depuis toutes ces années. Je suis amoureuse. Ce n’est peut-être pas logique, mais ça l’emporte sur tout le reste. Je pense que la situation est différente pour un.e végan.e qui n’est pas déjà en couple ou plus en couple. Je peux comprendre qu’on préfère rencontrer quelqu’un qui partage la même éthique. Pas facile de trouver la perle rare.  Nous sommes encore peu nombreux et se rejoindre sur ce point n’est pas suffisant pour bien s’entendre selon moi.

Un carniste… presque végane

Sans que je ne lui demande, des changements se sont faits progressivement et naturellement. Il n’a plus voulu acheter de produits laitiers ou d’œufs quand nous faisions les courses. Il est devenu végétalien à la maison. Il a arrêté de prendre des plats de viande au restaurant en préférant manger végétarien, et même végétalien avec moi. Mon mari a choisi également pour Noël 2016 de manger comme moi. C’était le plus beau cadeau qu’il pouvait me faire. Les fêtes de fin d’année sont toujours un peu éprouvantes…

Aujourd’hui, il est le 1er à défendre les arguments véganes quand quelqu’un crée le débat. Mon mari participe avec moi aux « vegan places », il a même fait une « nuit debout » devant un abattoir. Il m’a dit que c’était son seul moyen de passer du temps avec moi et il n’a pas tout à fait tort. 🙂

Il y a quelques jours, lorsque nous sommes tombés par hasard sur un débat à la radio concernant la consommation d’animaux, il était remonté contre une des intervenantes. Il trouvait les arguments ridicules. Un vrai végane en puissance mon mari ! Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire.

Il s’incruste même aux soirées de Hank pizza 😉

Mais pourquoi n’est-il pas végane ?

C’est une bonne question que je lui ai déjà posé… Il partage ma vision éthique, il connaît tous les arguments, il mange végétalien, il a accepté un mariage végane jusqu’à ses chaussures… mais il consomme encore des produits animaux en famille ou au restaurant. Il pourrait tout à fait se passer de la viande (mais il dit qu’il mange ce qu’on lui donne quand il est en famille), mais le fromage est un vrai problème. Nous avons déjà testé plein d’alternatives au fromage, dont certaines qu’il adore. C’est cependant ce qui lui manquerait le plus.

Un autre frein, je pense, concerne plutôt l’affirmation de soi. Mon mari est plutôt quelqu’un de discret, calme, renfermé sur lui-même. Il m’a avoué que, peut-être, il n’osait pas en famille être végane, car il avait peur qu’on pense que ce choix était le mien et non le sien. Il est vrai que mon fort caractère porte à croire que je contrôle toute sa vie. Je vis mes convictions à 200 %. J’ai besoin de m’engager dans des actions et je peux  tout bousculer sur mon passage. Mais il a des « armes » plus discrètes pour faire pencher les décisions dans son sens, je vous rassure. 😉

Après avoir lu J’ai épousé une végane de Fausto Brizzi, je me rends compte que je suis une gentille végane et épouse. Claudia a beaucoup plus bousculé Fausto que je n’ai bousculé Anthony. Je vous présenterai le livre bientôt. 😉

Je crois que c’est aussi plus difficile pour les hommes (clichés de l’homme fort, insensible…) de s’affirmer en tant que végane. Mais pas impossible, comme en témoigne Ben, compagnon de la blogueuse La ptite noisette.

Ce sera notre petit secret, mais je vous avoue que je garde espoir. Un jour, il sera peut-être végane.

Freddy

Être végane et vivre avec un carniste, est-ce possible ?

Le témoignage de Sophie de Ma conscience écolo

Le témoignage d’Angélique de Glam & Conscious

4 bonnes raisons d’être avec un.e carniste (avec humour)

Bonus : les titres qu’aurait pu avoir cet article, selon mon mari

J’ai épousé un meurtrier

Comment cacher mes chats quand mon mari a faim ?

Comment j’ai maté mon copain carniste

Et vous, comment gérez-vous vos convictions et votre vie de couple ? Cela vous semble-t-il impossible d’être en couple avec un.e carniste ?

25 Laissez un petit mot

  • Reply
    Comment organiser un mariage végane ? - Un courant de vert
    18 août 2017 at 9 h 18 min
    […] de ne pas faire un mariage végane, même pour mon mari non végane (voir mon article : Au secours, j’ai épousé un carniste !). Nous ne l’avons pas directement annoncé aux invités, même sur l’invitation. Notre […]
  • Reply
    The City and Beauty (kathia)
    16 août 2017 at 16 h 16 min
    Coucou je ne sais pas comment je gérerais la situation si une personne mangeait différemment mais à chacun sonmode de vie bisous
  • Reply
    Myrtee
    13 août 2017 at 22 h 11 min
    J’ai adoré lire ton article. Ton mari a fait de gros efforts pour toi, tu peux lui dire merci. Avant que je prenne moi même conscience de la condition animale, j’étais tellement fermée, pleine de préjugés (protéines et tout ) je ne sais pas si j’aurai fait tout ce qu’il a fait… pour toi d’abord et aussi pour les animaux. Merci pour cet article très bien rédigé. Bisous ma belle
    • Reply
      Gwen
      15 août 2017 at 15 h 15 min
      Merci pour ton commentaire Myrtee. Effectivement, je mesure le chemin parcouru. Moi-même j’étais assez fermée sur le sujet. Une amie m’a rappelé il y a quelques temps que j’avais une fois dit sur une de ses camardes de classe végétalienne : « Ah bah ça se voit elle est maigre et pâle. » J’ai honte ! Comme quoi, on peut changer. Et je pense qu’il est important de se souvenir qu’il nous a fallut du temps, les bonnes personnes, pour changer nos habitudes.
  • Reply
    Rory
    10 août 2017 at 21 h 08 min
    Témoignage intéressant ! Moi même vegane et mon partenaire consomme et cuisine à 95% vegetalien… Parfois il va consommer des œufs lorsqu’ils viennent d’un poulailler familial mais ne cours plus après, et il adore pêcher donc il se pêche ses propres poissons lorsqu’il en a l’occasion (mais ce n’est pas si souvent et il n’en attrape pas toujours).
    Sinon il partage la plupart de mes opinions et est également très anti dairy, et nous avons visité un animal sanctuary ensemble et adoré (on aime beaucoup être en contact avec les autres animaux tous les deux)
    Bref c’est possible, je ne lui met pas la pression et c’est déjà un grand changement qu’il a opéré par lui même !
    Des petites gouttes d’eau qui augurent du positif pour le futur 🙂
    • Reply
      Gwen
      15 août 2017 at 15 h 17 min
      Oui, brusquer ne sert à rien 😉 Merci pour ton témoignage !
  • Reply
    Sophie's Way
    10 août 2017 at 14 h 12 min
    Ahahaha j’ai adoré ton article ! Certes je ne suis pas végane mais peut être que ça viendra un jour !
    En tout cas ton histoire est très interessante et on peut voir comment par amour et envie de rendre l’autre heureux on peut accepter certains choix !
    Vous avez l’air d’une vraie équipe ton mari et toi !

    Je vous souhaite plein de bonheur !

    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 14 h 14 min
      Merci 😉 A bientôt !
  • Reply
    Sophie
    10 août 2017 at 12 h 02 min
    Salut salut ! Les couples mixtes sont possibles, sans aucun doute ! Que ce soit la religion, le parti politique ou l’alimentation, toutes les configurations sont possibles, à conditions de vivre dans le respect, la compréhension et l’ouverture d’esprit. Mon chéri est devenu végétalien à la maison mais consomme encore des produits animaux à l’extérieur. Il connait la réalité des choses cependant il n’a pas encore sauté le pas (le plaisir gustatif, la pression sociale, tout ça, tout ça). Il a déjà fait d’énormes efforts donc je le laisse avancer à son ryhtme même si parfois c’est frustrant !!
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 12 h 48 min
      Tout à fait d’accord avec toi 😉
  • Reply
    Elodie S
    10 août 2017 at 11 h 45 min
    C’est vraiment très intéressant. J’ai arrêté de consommer et d’utiliser des produits d’origine animale ou testés sur les animaux et je vis également qui mange encore tout ça…Pour être honnête, j’avoue ne pas non plus vraiment entamer quoi que ce soit pour que ça change. Non pas que je ne veuille pas qu’il arrête la viande et les fromages mais je ne le connais que trop bien et je sais qu’il faut que l’élan vienne de lui-même. Aussi, je fais en sorte qu’il soit là lorsque je regarde des documentaires qui explique l’éthique végane, je laisse traîner par-ci par-là mes livres pour qu’il y jette un coup d’oeil. Et j’ai déjà remarqué quelques changements: là où il me reprochait d’être « extrême » dans mes décisions, maintenant, il accepte mon nouveau mode de vie….là où il y avait de la viande à chaque repas, il en consomme maintenant environ 3 par semaines. Je sais qu’il n’a pas encore de prise de conscience, on en est loin….mais je me dis qu’en voyant mes repas variés (qu’il a toujours envie de goûter), en voyant que je me porte bien et sans aucune carence et en faisant du sport comme avant, un jour, il s’y mettra, lui aussi. Et ça aura été sa propre décision….
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 12 h 50 min
      On ne peut forcer personne. Ce serait contre-productif de toute façon. L’engagement doit venir d’une réflexion personnelle.
  • Reply
    Elise
    10 août 2017 at 11 h 44 min
    Coucou,
    Mon copain mange aussi de la viande mais très rarement à la maison… Comme le tiens, il est le premier à défendre la cause animale lors de débats. J’ai parfois du mal à comprendre ce qui lui manque pour passer ce cap. J’ai le sentiment qu’il est plus mesuré dans sa facon de penser. il pense qu’il peut se limiter sans tout arrêter.
    Dans tous les cas je ne changerai pas de copain et je ne suis personne pour lui imposer quoi que ce soit! Chacun son cheminement personnel 🙂
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 12 h 51 min
      Merci pour ton témoignage. Nous sommes d’accord.
  • Reply
    Angélique
    10 août 2017 at 10 h 57 min
    Coucou Gwen !
    Intéressant ton témoignage 🙂 C’est un beau parcours que vous avez tous les deux.
    La compréhension et le cheminement sont finalement la base, bien devant les actes.
    Comme tu me cites, je me permets une précision : je n’ai jamais répondu un « non » catégorique à la question « Être végane et vivre avec un carniste, est-ce possible ? ». Déjà car dans mon article, je parle pour moi, je ne fais pas une généralisation du fonctionnement d’un couple quand on est végane. Et ensuite j’expose ma vision à savoir que c’est la conception du monde et les valeurs de la personne qui sont fondamentales pour moi, pour que mon couple soit solide. Exactement comme la relation que tu décris avec ton mari.

    Du coup, j’ai vraiment l’impression que mon article n’a pas été compris, ça me désole 🙁 J’en viens même à me demander si je ne devrais pas le mettre hors ligne ahah ! ^^’

    Bisous

    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 12 h 55 min
      Coucou ! Ma formulation était maladroite, il s’agissait bien de mettre en avant ton témoignage et pas une généralisation. 😉 Je n’en fais pas non plus. Si c’est possible pour moi, ça ne veut pas dire que ça l’est pour d’autres. Pour avoir discuté avec une copine de ton article, elle n’était pas d’accord non plus avec mon non et c’est ce qui m’a fait changer cette partie avant même de voir ton commentaire. Mais j’avais compris ton article comme un témoignage disant que pour toi, cela n’était pas envisageable. C’est peut-être juste moi qui ai mal compris et ce n’était pas du tout un jugement de ma part. Je trouvais ça intéressant de montrer des témoignages différents. Je ne pense pas que tu devrais le mettre hors ligne, je l’aime beaucoup ! Bisous
  • Reply
    papa
    10 août 2017 at 8 h 12 min
    Pourquoi ne pas vivre avec quelqu’un qui n’a pas la même opinion que vous et le laisser libre de choisir? Avez-vous forcément les mêmes convictions politique avec votre moitié? Mettez-vous les mêmes habits? etc… Si c’est le cas vous allez vous enfermer, vous cloisonnez et exclurent les autres comme certains vous exclue. Je penses et ça n’engage que moi rien n’est plus beau que la diversité. Quand vous invitez des personnes chez vous elles mangent vos plats? Pourquoi pour vous des plats spéciaux devraient être fait si vous allez chez quelqu’un qui mange de la viande? Dans ce cas vous allez vous cloisonnez et empêcher d’avoir une table très diversifiée. Ne serait-il pas possible de mettre plusieurs plats à disposition pour que chacun choisisse ? Doit-on condamner les indigènes qui mangent du gibier et des larves? Je crois que le vrai problème et le gaspillage et nous devrons changer notre mode de vie en mangeant moins pour que tout le monde puisse avoir un minimum de ressources et un abattage d’animaux dans le respect.
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 8 h 26 min
      Ben c’est un peu ce que je dis, non ? Anthony n’est pas végane, il est libre de choisir. en ce qui concerne les repas, chez les autres je ne les empêche pas de manger de la viande. Par contre, je n’en mangerai pas. Donc oui, j’amène mon plat ou on me prépare quelque chose. On n’oblige pas un musulman à manger du porc pour faire comme tout le monde, on ne force pas un catholique à manger de la viande le vendredi s’il veut appliquer ses principes, on ne sert pas de la viande de chien ou de dauphin chez nous parce que nous n’en mangeons pas.
      Les véganes ne disent pas que l’alimentation végétalienne convient à tous les peuples. Mais ici, maintenant, nous pouvons l’être. Ce n’est pas parce qu’ailleurs ils n’ont pas le choix que ça doit justifier notre façon de faire. Nous, nous avons cette chance d’avoir le choix.
    • Reply
      Augustin
      14 août 2017 at 9 h 31 min
      En fait, ce que tu nous racontes, ce n’est pas la diversité, mais la promulgation d’un modèle culturel classique où la viande est un élément central du repas, d’ailleurs mythe fondé lors des 30 glorieuses et la naissance de la société de consommation, car la viande avant était un plat de fête. Pourtant, il est prouvé que nous pouvons subsister sans consommer de viande, un repas sans viande ne vous tuera point mon cher si vous êtes invité chez elle et est même bon pour votre santé car la consommation de viande et produit laitier est un facteur non négligeable dans le développement de cancer du colon. C’est même une consommation plus éthique, toi qui aime tant les animaux pourquoi les manges-tu sans vergogne? C’est paradoxal de dire que tu aimes tant les animaux pour les bouffer juste après.
      Où est ton acceptation de la différence quand tu critiques délibérement ce choix de vie et que tu voudrais lui imposer une consommation de viande? Tu peux aussi comprendre en toute logique que son éthique ne lui permet pas de cuisiner de la viande et en ramener chez elle est plus que malpoli, alors non elle ne peut pas offrir un repas carniste.
  • Reply
    Gael
    10 août 2017 at 8 h 11 min
    Merci pour cet article,
    pour l’avoir vécu, le couple mixte (végétarien-carniste) est gérable, mais l’arrivée
    des enfants est vraiment problématique. Spécialement si la personne carniste est
    la mère (la louve qui protège ses enfants des carences…)
    Il faut beaucoup de dialogue, de compromis (produits laitiers et oeufs pour les protéines malgré que l’on sait que c’est faux), de petits pas et parfois attendre que l’enfant puisse s’affirmer comme ma fille qui à 16 ans à voulu devenir végétarienne.
    Pourtant il reste des pressions de la part de la mère en cas de fatigue et de petits soucis physiques.
    Donc si le couple mixte est bancal, élever des enfants ensemble sera très difficile voire impossible.
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 8 h 31 min
      Oui, j’imagine que c’est plus compliqué avec un enfant. Une amie a grandi dans cette configuration, elle a choisi en étant plus grande. Nous, nous en avons déjà pas mal parlé. Après, c’est peut-être aussi parce que je serai potentiellement la maman, mais a priori nous sommes d’accord pour l’élever selon mon éthique. Tout en laissant cet hypothétique enfant faire aussi ses propres choix. Je veux juste qu’il sache ce qu’il mange. Après, voilà, c’est juste de la projection. On verra bien comment ça se passera 😉
  • Reply
    Malaury
    9 août 2017 at 22 h 02 min
    Très intéressant de voir que ton mari est malgré tout un végane dans l’âme… 🙂 effectivement ici l’éthique est plutôt partagée et je pense que cela simplifie grandement les rapports de couple. Moi qui suis actuellement célibataire, si je devais retrouver quelqu’un, je pense qu’il faudrait que ce compagnon de vie soit à minima végétarien car ne pas partager des opinions/valeurs aussi importantes que celles de la cause animale me serait très difficile… Compliqué pour moi d’être sur la même longueur d’onde si les idéaux ne sont pas compris/respectés… et partagés en définitive ^^
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 8 h 23 min
      Oui je comprends. C’est différent quand on est déjà en couple quand on devient végane. Et chaque situation est très différente aussi selon les personnes. Quand on change, on évolue, ce n’est pas toujours évident de rester sur la même longueur d’ondes que l’autre. Quand on est célibataire, ça me semble tout à fait logique de chercher quelqu’un (enfin si on « cherche » à être en couple) qui partage a minima nos valeurs fondamentales.
  • Reply
    Agnès
    9 août 2017 at 19 h 27 min
    Merci pour ce très beau récit! Votre amour et confiance mutuelle sont de très bons alliés pour une vie épanouie.
    J’ai aussi épousé un « carniste ». Qui reste un de mes meilleurs amis même si depuis, on a divorcé. Comme ton compagnon, il était devenu végétarien, presque végane. On s’est mariés sans animal mort sur la table des réjouissances. On a voulu un enfant, et là j’avoue que le choix de comment l’élever ne m’en semblait absolument pas un. Mais il n’était pas opposé à cela. Depuis, on s’est séparés, et je ne rencontre que des carnistes, la proportion de véganes restant assez minoritaire parmi les hommes de mon âge (presque la quarantaine…) c’est très bien comme ça. Je les convertis avec ma cuisine, on discute ( je leur prends le melon s’ils ne le font pas tout seuls), ils réfléchissent, puis viennent militer…Mon compagnon est aujourd’hui végane. Sur le temps qui nous est imparti, nous élevons son fils selon ce système de convictions qui n’est pas encore partagé par tous. Sortir avec un carniste, ou l’épouser, c’est une super façon de faire changer la société. Si ça devait se représenter, je ne pense pas en revanche pouvoir vivre avec quelqu’un un jour qui ne changerait pas de point de vue à terme. Il me semble inconcevable d’avoir et d’élever des enfants autrement que dans la bienveillance, le respect, et donc, le véganisme.
    • Reply
      Gwen
      10 août 2017 at 8 h 51 min
      Merci pour ce témoignage très intéressant ! Même de mon âge, les véganes hommes se font rares me semblent-ils. Il y en a un peu plus. Et en plus, il faut trouver la personne avec qui ça marche 😉 Je crois que les couples « mixtes » sont la preuve qu’on peut avancer ensemble et évoluer vers un monde meilleur, même si le chemin est long.

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