Boutiques/ Végane au quotidien

On peut être végane et aimer les sacs à main. Quand coeur et raison se rencontrent, c’est parfois compliqué. C’est pour cela que Virginie Barbier a créé sa marque de maroquinerie de luxe : Jean-Louis Mahé. Avec elle, éthique et amour de la mode sont réconciliés.

 

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Le liège, une alternative au cuir

Avec sa marque de haute maroquinerie végane, Jean-Louis Mahé,  la créatrice Virginie Barbier espère lancer sa collection micro-capsule grâce au crowdfunding sur Kisskissbankbank. Non seulement sans cuir ou déchets de cuir, ils sont fabriqués en France, à la main. Interview de la créatrice derrière ces sacs urbains et sauvages, labellisés par Peta.

Comment est né votre envie de vous lancer dans la maroquinerie végane ?

Virginie Barbier : Après plus de dix ans dans le marketing de la téléphonie mobile, j’ai eu une prise de conscience suite à plusieurs évolutions dans ma vie. J’ai voulu me recentrer sur quelque chose qui me plaisait beaucoup, en lien avec mes valeurs : l’écologie et le respect des animaux. La production locale est aussi un des critères de la marque. C’est une façon d’apporter ma goutte d’eau à l’amélioration de notre société.

J’étais tiraillée entre mes valeurs et mon envie de consommer. Les belles pièces de maroquinerie étaient incompatibles avec mes valeurs. L’industrie du cuir est une catastrophe pour les animaux et l’environnement. Il est bon de savoir que, même dans des sacs apparemment sans cuir, des renforts sont parfois faits avec des déchets de cuir.Tweetez-moi ! Trouver une alternative était compliquée.

 

Pourquoi vous êtes-vous dirigée vers le secteur du luxe ?

V.B. : Le sac est un produit statutaire : il est le reflet de notre personnalité et comporte nos effets personnels comme le portefeuille ou le téléphone. En achetant une marque plutôt qu’une autre, c’est que l’on s’identifie à celle-ci. La maroquinerie haut de gamme apporte du rêve. J’ai créé un univers autour de Jean-Louis Mahé. Je souhaite donner une image avant-gardiste en préservant l’environnement et les animaux.

Quelles sont les matières utilisées ?

V.B.: Les sacs Jean-Louis Mahé sont fabriqués en coton très épais, traité pour être imperméable. Il a fallu trois mois pour développer cette matière. Il fallait à la fois de la tenue et de la souplesse. La doublure est une toile spécialement développée pour la marque en France. Elle est à base de fibre de bambou et de polyester recyclé.

Nous travaillons également à la création d’une nouvelle matière pour l’extérieur, totalement végétale et imperméable. La fibre végétale que nous choisirons doit être peu consommatrice d’eau. Fibre naturelle ne veut pas dire impact environnemental neutre.

Les teintures sont certifiées écologiques également. Le but est que nos sacs aient une empreinte carbone basse.

Où sont confectionnés les sacs ?

V.B.: En France, dans le Maine-et-Loir. Il était indispensable que les sacs soient confectionnés localement et dans le respect des conditions de travail. La création des matières et des pièces métalliques sont également locales. Cela a un coût : les tissus sont 2 fois plus chers, la chaîne du sac zébra, véritable bijou, représente environ 10% du prix du sac. Il était cependant impensable de ne pas s’intéresser à tous les aspects de fabrication.

Quels sont les modèles proposés ?

V.B. : Pour le lancement, il y a deux modèles : un cabas avec possibilité de le porter à l’épaule et un cross body : le zebra. Fin septembre, 4 produits seront proposés et en fin d’année, nous lançons une gamme homme. L’objectif est de lancer une collection capsule en 2018 avec davantage de modèles.

Le plus long, c’est le développement des premières pièces au départ. Cela demande beaucoup de recherche.

Pour qui sont vos sacs?

V.B. : L’univers de la marque peut toucher au-delà des véganes. Il ne s’agit pas de culpabiliser. Je m’adresse aux citadines sauvages, celles qui veulent sortir des cases pour améliorer notre société.

Je joue sur les contrastes avec une inspiration savane. On peut avoir envie de profiter sans se restreindre de notre société, mais, en même temps, refuser la souffrance. Esprit sauvage et nature s’intègrent avec le côté citadin dans les sacs.

Pour soutenir le projet et en savoir plus, rendez-vous sur kisskissbankbank.

Contactez-moi !

Pour toute question, n’hésitez pas à m’envoyer un petit message

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